10 choses à faire absolument à Miyagi

宮城でしたい10のこと | 10 Best things to do in Miyagi

Le meilleur de Miyagi en dix expériences à ne pas rater si vous êtes dans la région

  • La baie de Matsushima
  • La Côte de Sanriku
  • Le Mont Zao
  • Le Nord de Miyagi
  • Sendai

Photo by Ryuma Kanaya

Rémi Buquet

Writer / Director

Last Update February 16, 2026

Pour ceux et celles d’entre vous qui veulent tout voir, tout vivre et tout de suite, voici l’essentiel. Si vous cherchez la quintessence des expériences à ne pas manquer dans la région de Miyagi, vous êtes au bon endroit. Nous vous avons sélectionné dix choses à faire absolument si vous êtes, et on vous le souhaite, de passage dans la région. Petite mise en garde toutefois : nous demanderons aux plus impatients de se défaire de leurs mauvaises habitudes pour la numéro 5. Aucune hiérarchie ni obligation ici. Seulement une invitation au plaisir et à la découverte, avec à la clé, des souvenirs qui ne manqueront pas d’être inoubliables.

Ryuma Kanaya

Contempler la baie de Matsushima

On sait à quel point Matsuo Bashô, le roi incontesté du haïku, serait demeuré presque muet devant sa beauté. Les Japonais eux-mêmes n’hésitent pas à classer la baie de Matsushima parmi les trois plus belles vues de leur pays. Ce serait donc leur faire offense que de refuser de lui accorder un peu de votre temps, et de ne pas fatiguer quelque peu vos yeux sur le spectacle qu’elle offre. Quitte à vous rendre sur ces rives, n’hésitez pas à embarquer pour une petite croisière à bord des navettes touristiques, qui vous permettront d’inverser l’angle de vue et de naviguer à travers ces ilots que les Anciens considéraient comme une frontière poreuse entre le monde des hommes et celui des dieux. Pour ceux qui n’auraient pas le pied marin, de jolis ponts promettent également de belles promenades poétiques, sans jamais quitter le plancher des vaches. Et pourquoi ne pas conclure la visite, au retour au port, par un moment de gourmandise et de contemplation depuis l’esplanade du café-restaurant Le Roman, qui surplombe élégamment les environs ?

 

Ryuma Kanaya

Marcher dans les pas de Masamune Date

Soyons francs. Le nom de ce guerrier aussi redoutable que talentueux vous était peut-être inconnu avant de descendre du train à Sendai. Mais il a laissé une empreinte si profonde dans la région que vous serez bientôt incollable sur sa vie et son héritage. Il suffit, pour s’en convaincre, d’emprunter la ligne de bus Loople Sendai qui vous mènera jusqu’aux hauteurs où se dressait autrefois son château. Là, une imposante statue de Masamune Date contemple encore la ville qu’il a fondée et à la prospérité de laquelle il a largement contribué. Pour prolonger l’immersion, vous pourrez enfiler une armure de guerrier ou un kimono, histoire de vous glisser, l’espace d’un instant, dans la peau d’un personnage de l’époque d’Edo. N’oubliez pas non plus de lui rendre hommage dans son mausolée, le Zuihôden, avant, pourquoi pas, de repartir avec une figure à l’effigie de celui que l’histoire a retenu sous le nom évocateur de « dragon borgne ».

Ryuma Kanaya

1. Découvrir la gastronomie locale

La langue de bœuf, appelée gyûtan, est LA spécialité emblématique de Sendai. Il serait dommage de quitter la ville sans y goûter. D’autant plus que, contrairement à la préparation que l’on connaît dans la cuisine française, cette partie du bœuf est ici grillée, puis servie simplement, accompagnée d’un bol de riz blanc et relevée d’une pincée de sel. Pour les palais les plus curieux, il est également possible de la déguster en tataki (mi-cuite) dans certaines enseignes historiques de la ville. Nous ne saurions par ailleurs que trop vous recommander les plats mettant à l’honneur le seri, une herbe locale que l’on traduit un peu grossièrement par persil japonais. Les habitants de Miyagi l’affectionnent tout particulièrement et la consomment entière, racine comprise, le plus souvent en fondue ou en accompagnement de ramen. Enfin, pour les becs sucrés, impossible de faire l’impasse sur la saveur « zunda », à base de fèves de soja vert. Vous la trouverez déclinée sous toutes les formes : mochi, milk-shake, glaces ou autres invitations à la collation.

 

Ryuma Kanaya

 Entremêler l’action à la contemplation

Il est des temples dont l’accès se mérite. Celui de Yamadera en fait incontestablement partie. Gravir le millier de marches qui mène à ses bâtiments principaux constitue une expérience en soi. Mais la satisfaction que vous tirerez de cette ascension, et le spectacle qui vous attend au sommet, valent largement l’effort consenti. Ce chemin, autrefois emprunté par des moines en quête d’ascèse, invite encore aujourd’hui à une forme de dépouillement, physique autant que mental. Dites-vous, pour vous encourager, que la redescente sera d’une facilité enfantine et qu’elle vous ouvrira l’appétit, idéal avant de profiter d’un bon repas. Vous pourrez ensuite reprendre votre exploration non loin de là, en vous rendant sur le site de Tarumizu, dont l’accès se mérite aussi, puisqu’il s’effectue à travers bois. Ces lieux, complémentaires dans leur approche, vous permettront de toucher du doigt la spiritualité des Anciens Japonais et de ressentir, presque physiquement, le poids des siècles d’Histoire. Incontournable pour qui aime sortir des sentiers battus.

Ryokan Ohnuma

 Réapprendre à prendre son temps (et son bain)

La région connaît plusieurs stations thermales renommées. Nous vous encourageons à réserver une nuit, voire deux, dans une auberge traditionnelle, afin de vivre pleinement l’expérience japonaise. Le Ryokan Ohnuma, situé dans la ville Naruko-Onsen, s’y prête tout particulièrement. L’établissement vous permettra non seulement de séjourner dans une chambre avec des tatamis, de revêtir un yukata, de dormir sur un futon, ou encore de déguster le meilleur de la washoku (cuisine traditionnelle japonaise) mais il vous offrira surtout, avec ses nombreux bains, une véritable occasion de lâcher-prise. Ici, le temps ralentit, et l’on réapprend, tout simplement, à prendre du temps pour soi.

Ryuma Kanaya

Admirer (et soutenir) l’artisanat local

S’il est difficile de prévoir les chiffres du loto ou l’issue de la moindre rencontre sportive, il y a en revanche fort à parier que vous ne repartirez pas de votre séjour dans la région de Miyagi sans avoir craqué pour une de ses célèbres statuettes de bois appelées kokeshi. Il faudrait, pour y résister, être soit dépourvu de cœur, soit sérieusement à court de place dans ses bagages. Il est certes un peu plus délicat de se montrer aussi affirmatif concernant les imposantes armoires traditionnelles de Sendai, mais une simple visite dans ces boutiques spécialisées pourrait bien convaincre les plus indécis d’entre vous de céder à la tentation. Et pour ceux qui privilégient résolument l’expérience aux objets matériels, pourquoi ne pas tenter de peindre une monaka en forme de kokeshi ? Vous joindriez ainsi le comestible à l’agréable, et repartiriez avec des souvenirs pour le moins savoureux.

Ryuma Kanaya

Se recueillir à Minami-Sanriku

La région de Miyagi possède une histoire séculaire qui ne s’est heureusement pas arrêtée le 11 mars 2011. Mais force est de constater que la mer, ce jour-là, s’est révélée tristement bien meurtrière et ingrate envers ce peuple qui lui sait pourtant gré de tout ce qu’il lui doit. Près de vingt mille personnes ont perdu la vie ou sont portées disparues. La catastrophe a marqué à jamais les survivants et les côtes de la région. Des monuments ont été élevés pour rendre hommage à ceux dont la vie a été fauchée, et surtout donner de l’espoir à ceux qui ont survécu et sont revenus s’installer malgré tout dans la région. Pourquoi ne pas aller vous recueillir pour saluer la mémoire des premiers, et dans le même temps, soutenir les commerces des seconds ?

Ryuma Kanaya

Prendre la mer pour une aventure mystique au Kinkasan

Kinkasan est une île quasi-déserte. Vous n’y trouverez qu’un sanctuaire, ses employés et des cerfs en liberté. Mais cette île fait mentir l’adage selon lequel ce qui compte serait moins le voyage que la quête : dans le cas du Kinkasan, c’est bel et bien les deux. La traversée de plusieurs dizaines de minutes en bateau est pour le moins épique, surtout si vous prêtez l’oreille aux récits de votre guide. Et une fois sur place, vous découvrirez toute la dimension religieuse de l’île dans le shintoïsme, une dimension toujours vivante à travers certains rites et les nombreux power spots qui jalonnent les lieux. Fascinant et captivant. Pour les aventuriers, les rêveurs et plus globalement, les amateurs d’insolite.

Ryuma Kanaya

Découvrir et savourer le saké local

Dès la gare de Sendai, vous aurez la possibilité de piocher dans un éventail de sakés particulièrement large et de grande qualité, pour accompagner vos repas, qu’ils soient composés de poissons crus ou de langues grillées. Mais nous ne saurions que trop vous conseiller de visiter une véritable brasserie de saké historique comme la maison Urakasumi, où vous pourrez déguster l’ensemble de la gamme, prendre vos marques, et, pourquoi pas, craquer pour une ou plusieurs bouteilles directement sur place.

Ryuma Kanaya

Composer votre propre kaisendon

Inutile de vous mentir : vous ne deviendrez pas maître sushi du jour au lendemain, même en achetant un ou deux très beaux couteaux japonais. En revanche, il est probable que vous appreniez trois ou quatre choses bien utiles en arpentant les allées du marché aux poissons de Shiogama. Et même si vous ne comprenez pas l’argot des pêcheurs, vous pourrez, en leur achetant poissons et crustacés sous forme de sashimi, composer vous-même un bol généreusement garni de ces fruits de la mer, appelé kaisendon. Si le côté instagrammable de votre plat dépend de votre talent à en agencer les ingrédients, leur fraîcheur, elle, est d’emblée garantie. Pour gourmets et gourmands : une expérience aussi appétissante qu’irrésistible !

Nous espérons que vous aurez apprécié ce petit récapitulatif du meilleur de ce qu’offre Miyagi à des touristes venus en découvrir les merveilles. Et nous vous souhaitons un très beau séjour dans cette très belle région !